Toutes voiles dehors pour les cultures

Les grandes lignes d’une politique culturelle à Douarnenez

Constat : à  Douarnenez, la culture est partout, dans les quartiers, sur les ports, dans la rue ou dans les salles. Elle peut être dans tout : un sourire, un savoir-faire, une chanson, une danse, la musique, le théâtre, les arts plastiques, le cinéma, l’écriture…Les Douarnenistes créent leurs cultures, ils le revendiquent comme un droit.

Les acteurs qui la font vivre : artistes, associations, acteurs économiques (Pôle Audiovisuel, galeristes, libraires, festivals…), acteurs sociaux (Ty an Dud, Maison solidaire de Kermaron…), enseignants, amateurs, bénévoles, public…

Les lieux qui la portent : écoles, centre des arts, médiathèque, Port-Musée, galeries, la rue, les Plomarch, les salles existantes de Douarnenez Communauté, un et bientôt deux cinémas, un auditorium.

Objectif : la culture doit fédérer, tisser les liens entre les habitants et les communes de l’intercommunalité, et permettre de s’ouvrir à l’autre et sur le monde. C’est donc elle aussi qui peut entraîner l’économie de Douarnenez, faire rayonner la ville et accroître son attractivité.

Méthode : Donner visibilité et reconnaissance aux professionnels, aux associations et aux publics qui les font vivre. Ecouter, concerter puis définir ensemble les actions à mener à court, moyen et long terme.

Stratégie : la puissance publique doit être un facilitateur mais tout en traçant un cadre qui rappelle l’intérêt général. La culture ne peut être déconnectée de l’économie ni du social. L’échelle de la politique culturelle doit être  celle de Douarnenez Communauté.

L’enjeu : Faire réfléchir et faire travailler ensemble les acteurs culturels, en partenariat, pour qu’ils se créent leur cadre de gouvernance.

 

​Les perspectives

A court terme :

Changer d’échelle : pour avoir une vision et une action globale, la culture doit se faire à  l’échelle de Douarnenez Communauté car elle participe l’aménagement et au développement du territoire (compétence communautaire). La faisabilité de cette mutualisation sera posée dès le début du mandat.

Nécessité d’un audit de l’existant pour évaluer les besoins urgents des artistes, des acteurs culturels et des habitants, et la capacité d’accueil de tous les espaces du territoire et leur possible adaptation à un usage culturel.

Créer un espace de concertation pour faire du lien et un espace de travail de type coworking. L’agent  en charge des associations sera un pivot entre les acteurs associatifs/culturels et les élus, les services municipaux et les lieux. Le service culturel actuel évoluera vers un vrai service de médiation culturelle.

Améliorer l’articulation entre les acteurs associatifs et les services municipaux voir entre les services municipaux eux-même pour plus de souplesse dans l’action. En tenant compte du cadre contraignant du service administratif (travail sur les horaires avec les agents), réflexion sur le lieu et sur les personnels mis à disposition.

Soutien inconditionnel à l’option Cinéma et Audiovisuel au lycée Jean-Marie Le Bris et à son développement post-bac (BTS audiovisuel)

Favoriser les pratiques culturelles dans les lieux communs (quartiers, places, parcs…), et le déplacement inter-quartiers et inter-communes  (navette). L’objectif : essaimer la vie culturelle, créer du lien, être initiateur de sa propre culture et  en faciliter  toutes les conditions d’accessibilité.

A moyen terme :

Le nouvel interlocuteur : Douarnenez communauté. Ouverture des commissions aux  élus municipaux et aux acteurs.

Étudier la faisabilité  d’un projet d’aménagement urbain global : la renaissance de la zone portuaire par une requalification du bâti dégradé et sous utilisé mêlant économie et cultures. Phase de concertation avec les acteurs économiques et culturels pour construire ensemble un projet fédérateur. Sollicitation des acteurs institutionnels :  le CAUE 29 pour l’aménagement urbain, l’EPF (l’Etablissement Public Foncier) pour un portage financier, les collectivités territoriales partenaires (département, région), l’Etat et l’Union Européenne.

Définir le tiers lieu le plus pertinent dans l’espace, dans ses fonctions et dans son statut pour croiser les compétences et les envies : lieu de travail (répétition,  de stockage…), de diffusion, lieu intermédiaire. Un espace suffisamment ouvert pour être modulable.

 
A long terme :

L’aboutissement du projet d’aménagement urbain global des Plomarch à Chancerelle en passant par le « paquebot » et France Langouste .

Parce que la culture c'est l'affaire de tou·te·s, réaction :

Concernant les Projets Culturels sur la ville :

Je pense que ce serait une très mauvaise idée de mettre le projet d’une salle de spectacle en avant dans un projet de municipales. Entre autre parce que le coût (fictif dans l’immédiat) annoncé, plomberait tout de suite la communication.
De le soutenir par la suite est autre chose : le projet dans sa totalité peut être subventionné par l’Europe, sous diverses formes, le Ministère de la culture, le Ministère de l’éducation pour les projets communs aux différentes scolarités, le Ministère du travail pour les projets d’emploi et d’insertions possibles, et pour tous ces appels, il faut bien entendu le soutien de la Mairie, puis de la Région. Ça sera un dossier de longue haleine, mais si Municipal, il rentre dans le cadre du développement de la ville et surtout du Bien Commun, auquel chaque habitant devra avoir accès. (Pratiques tarifaires/ grille spécifique/ scolaire/ projet éducatif etc).
Ce projet doit naître avec ou sans le site de la Stella, et la dessus j’insiste….
Pour des pistes dans le domaine de la culture: montrez et rappelez votre soutien aux acteurs existants: MJC, Loco Rock, Festival cinéma, Pôle audiovisuel naissant, Le Local, Rhizomes, Kermarron et toutes les petites associations qui continuent d’avoir un besoin d’accompagnement.

– Le Centre des Arts est un outil formidable : chercher des pistes avec des partenariats plus poussés dans les écoles par exemple: à l’époque des TAP, les projets et mises en place étaient ridicules, alors qu’une réflexion sur des intervenants municipaux auraient (à mon avis) été judicieuse : comme le fait déjà la professeure de danse, d’autres professeurs auraient pu être détachés quelques heures dans les écoles: arts plastiques, musique etc, ou déplacer les élèves sur le Centre des arts (Bus municipal): accès à tous à la culture, ouverture d’esprit et au monde même pour les enfants dont les parents n’iront pas payer les cours en dehors, et pour les sportifs, trouver des intervenants de club motivés pour un passage scolaire… (réinventons l’école?)

-Ré-ouvrir et établir une fois pour toute un lieu de rencontres et de réunions pour tous: sorte de maison du peuple: Charles Tillon ou pas, mais ou tout le monde peut passer la porte, ou les petites asso peuvent avoir un lieu d’accueil, bureaux partagés, boites aux lettres, et que n’importe quel habitant sache où aller pour se renseigner sur les possibilités existantes dans la ville, et partager les calendriers pour les dispo des salles de réunions ou bureau de rencontre, comme c’est plus ou moins fait pour les syndicats. Mutualiser le loyer ou les factures sur tous les “adhérents”.

Des lieux plus propices que Tillon peuvent être trouvés mais c’est pour l’idée. Plein de locaux se vident en ville, peuvent y déménager des acteurs plus autonomes (police municipale par ex)…

Et pour ces éléments, leurs budgétisations seraient infimes…

La salle de spectacle pourrait comme le projet a déjà été présenté à différents partenaires, permettre le développement de différents pôles porteurs sur la ville : créer des classes spécialisées avec les lycées : ST2TMD (seconde prépa + BAC techno théâtre musique et danse), développement des options cinéma audiovisuel avec des BAC pro ou techno, techniciens sons/ lumières etc…

Tout autant que des contrats d’insertion et/ou réinsertion.
Et évidemment une utilisation temporaire en projection qui permettrait d’assainir les files d’attentes et de mieux recevoir les festivaliers du Festival du Cinéma.

Et remettre la main à la patte pour accompagner les jeunes : skatepark inondé ? Développer un vrai pôle de skate qui touche énormément d’enfants et qui les canalisent, aider au développement des locaux rock et une meilleure implication avec la MJC, car dans ses domaines « sport et culture » sont liés : skate = musique= graff etc…

Et tant d’autres possibilités !

Gaëlle Moallic

Intervention de Jean-Michel Le Boulanger lors de notre réunion publique virtuelle sur le thème de la culture.

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