Une écologie au service des habitant·e·s, de l'économie locale et du climat

Groupe URGENCE CLIMATIQUE et JUSTICE SOCIALE

Depuis le mois d’octobre, c’est un groupe d’une quinzaine de Douarnenistes qui se rassemble au cours de réunions hebdomadaires pour dresser un plan ambitieux en matière d’écologie pour Douarnenez et son territoire.

Tou.te.s sensibles à la détérioration de la biodiversité, aux pollutions de notre cadre de vie et aux menaces que représente déjà le changement climatique ici comme partout sur la planète, nous voulons une politique à la hauteur de ces défis. Depuis le mois de janvier, nous allons à la rencontre d’associations environnementales locales, d’acteurs économiques et d’institutions qui agissent pour ou avec la nature afin d’enrichir ce programme d’actions concrètes pour préparer notre avenir.

Malgré la pression citoyenne de plus en plus forte, le gouvernement ne prend pas les mesures nécessaires pour lutter contre la menace climatique. Alors même que les signaux de changement sont de plus en plus évidents, nous souhaitons nous inscrire dans la même lignée que les villes qui agissent concrètement depuis de nombreuses années et font vivre le monde de demain, un nouveau monde dans lequel urgence écologique et justice sociale sont indissociables.

Chacune des actions présentées ici devra être initiée lors de la mandature, mais la cohérence de notre démarche s’inscrit aussi dans le temps. En plus d’actes immédiats, nous aurons le courage d’entamer des chantiers au long cours imposés par l’urgence d’agir.

Terres agricoles urbaines et périurbaines

Partout en France on observe une disparition des terres agricoles, celles-là mêmes qui nous assurent une alimentation quotidienne. On transporte avec des moyens polluants ce que l’on pourrait produire sur place, avec un meilleur “bilan carbone”. Afin d’endiguer ce phénomène, nous nous engageons à :

  • élaborer un programme de rachat de terres agricoles pour installer des maraîchers, maraîchères qui produisent des légumes pour la cuisine centrale, et à plus long terme pour tou.te.s les habitant.e.s
  • recenser les friches urbaines et les espaces publics sur lesquels planter des comestibles (fruitiers, légumes) et proposer une nouvelle organisation de la ville avec des espaces de culture partagés : jardins collectifs, potagers, vergers, en recourant uniquement à des variétés locales adaptées au climat de Douarnenez et demandant un entretien limité

Pour redonner sa place à la nature en ville, nous prévoyons :

  • d’installer des composteurs collectifs sur les espaces de cultures urbaines, ainsi que des systèmes de récupération et de stockage d’eau de pluie
  • de redonner aux habitant.e.s la responsabilité d’entretenir leur “espace public” devant chez eux, de mettre à disposition des semences de fleurs, voire de légumes
  • de vérifier l’engagement municipal pour le “Zéro Phyto”

Parce que le monde de demain doit limiter fortement sa dépendance au pétrole :

  • nous engagerons une diminution de l’utilisation d’appareils thermiques pour l’entretien des espaces verts
  • nous cesserons de planter des variétés exotiques qui demandent plus d’entretien et ont un bilan carbone plus élevé que les espèces locales
  • nous remplacerons les bâches plastiques par du paillage végétal

Parce que la réduction des gaz à effet de serre, responsables du changement climatique, passe par la captation du dioxyde de carbone,

  • nous mènerons une politique de reboisement, essentiellement à partir d’espèces indigènes et/ou comestibles
  • nous associerons les habitant.e.s qui le souhaitent aux employés municipaux formés au changement de pratiques et chargés de l’entretien des espaces verts, pour produire les plants destinés au reboisement

Alimentation

La production agroalimentaire représente une part très importante des émissions de gaz à effet de serre en raison notamment des transports internationaux par cargos, avions et camions. Elle soulève aussi un problème avéré de santé publique dû à l’utilisation des pesticides. Notre objectif à long terme est d’atteindre l’autonomie alimentaire du territoire en circuits courts grâce à une production agroécologique.

Douarnenez a la chance de compter une cuisine centrale qui s’approvisionne en partie auprès de producteurs locaux. Nous améliorerons encore ce formidable outil municipal en prenant exemple sur de nombreuses villes de France qui ont une cuisine centrale dont les produits sont 100% bio, et locaux au maximum. Nous augmenterons l’offre de la ferme des Plomarc’h.

Parce que le principal levier pour la transition vers l’agroécologie est la restauration collective, nous ouvrirons progressivement l’offre de notre cuisine centrale à d’autres structures collectives.

Parce que la production de viande a aussi un impact important sur l’environnement et que le bien-être animal est une préoccupation partagée par de plus en plus de personnes, nous diminuerons l’offre carnée en proposant uniquement de la viande de qualité, biologique et locale. De même nous proposerons chaque jour la possibilité de repas végétarien, à valeur nutritionnelle égale.

Parce que Douarnenez a la chance d’être au bord d’une baie riche en poissons, nous accompagnerons le développement d’une petite pêche côtière afin de valoriser les circuits courts et de qualité, et de renouer avec une activité économique locale tournée vers la mer.

Eau/Algues vertes

La reconquête de la qualité des eaux de l’ensemble des bassins versants de la Baie est un travail de terrain, de rencontre, de dialogue et de partage des objectifs.

Jusqu’en 2008, cette animation sur les bassins versants était permanente et elle était renforcée sur le secteur de la rivière du Ris, car c’est à partir de cette ressource en eau superficielle que nous alimentons la population de Douarnenez. Les préoccupations d’alors étaient prioritairement la lutte contre les pesticides et les nitrates pour la production d’eau potable.

Lors du transfert de la compétence à la Communauté de Communes en 2009 et la création de l’EPAB en 2010, ces actions de grande proximité ont rapidement disparu, rompant les liens longuement construits avec le monde agricole.

La qualité des eaux de baignade introduite par la directive 2006/7/CE a rajouté le suivi de la qualité bactériologique des eaux pour les zones autorisées à la baignade. Les profils de qualité des plages devaient être réalisés pour l’année 2011 et le suivi des paramètres bactério devait permettre le classement des zones de baignade pour 2015.

La plage du Ris était régulièrement classée de qualité insuffisante. Pors Cad et les Sables Blancs ont ponctuellement été classées également dans cette catégorie mais pas de manière durable.

Les efforts devaient donc essentiellement porter sur le Ris. Les sources de pollution étaient d’origines multiples :

  • Système d’assainissement collectif insuffisamment sécurisé, avec des raccordements non conforme, des débordements intempestifs, des dysfonctionnements trop fréquents, des périodes de saturation…
  • Système d’assainissement individuels défectueux, en particulier de résidences secondaires avec un impact prononcé en période estivale à l’arrivée des occupants propriétaires ou locataires.
  • Pollutions d’origine animale en provenance essentiellement du monde agricole sur le bassin versant du Ris. Cette source de pollution bactériologique (escherichia coli et streptocoque) négligée dès le début des investigations, s’est avérée la plus importante.

Les actions à entreprendre d’urgence étaient connues et simples à mettre en œuvre. Il s’agissait particulièrement d’interdire l’abreuvage direct des bovins au cours d’eau, source majeure des pollutions. Mais le Président de l’EPAB, maire-adjoint à l’environnement, vice-président à l’eau et à l’assainissement de Douarnenez Communauté, ancien agriculteur n’a sans doute pas souhaité agir contre les intérêts de sa profession.

Les 7 élu.e.s de l’opposition du groupe “Initiatives citoyennes à gauche pour le Pays de Douarnenez” ont demandé au Maire en Conseil Municipal (mai 2019), d’user de ses pouvoirs de police pour interdire l’abreuvage direct au cours d’eau, comme le Code Rural l’exige, et d’inciter ses collègues des autres communes du bassin versant du Ris à faire de même. Sa réponse a été négative et argumentée par le Président de l’EPAB.

En 2019, suite à 5 années consécutives de classement en qualité insuffisante, le préfet prend un arrêté d’interdiction de baignade sur la plage du Ris pour la saison.

En février 2020, le préfet prend un autre arrêté imposant un certain nombre de règles définissant le programme de mesures obligatoires à mettre en œuvre pour diminuer la concentration bactérienne dans les eaux se déversant sur la plage.

Pourquoi cet arrêté n’a-t-il pas été pris bien plus tôt, dès 2015 ?

Pourquoi n’a-t-il pas anticipé l’arrêté d’interdiction de baignade ?

Et par voie de presse nous apprenons fin février 2020 que le préfet s’apprête à donner une autorisation d’ouverture à la baignade pour la saison 2020, en pleine campagne électorale. Il est bon d’avoir un sénateur sur sa liste pour peser sur les serviteurs dévoués de l’État.

Pendant la saison 2019, les analyses de suivi de qualité des eaux de baignade sur la plage du Ris se sont poursuivies. Mais, dans quel contexte ?

Comme les contaminations arrivent massivement par la rivière du Ris et s’épanchent naturellement au débouché de la rivière sur la plage, la zone contaminée est proche de cet exutoire. Alors pour améliorer les résultats et les rendre conformes aux attentes réglementaires, les services de la Ville avec la bénédiction du Président de l’EPAB, maire-adjoint à l’environnement, ont déplacé la zone de baignade surveillée et donc les points de prélèvements, hors de la zone d’influence de l’estuaire de la rivière. Ni vu, ni connu, je t’embrouille ! De bons résultats pendant la saison 2020 ! Avec un thermomètre placé sur l’épaule et pas là où ça chauffe, fini la fièvre …

Pour autant rien n’a changé et les dispositions du dernier arrêté préfectoral, sont notoirement insuffisantes pour éradiquer durablement les pollutions de ce bassin versant, qu’elles soient liées à la présence de contamination par les bactéries, les pesticides ou les nitrates.

Il est nécessaire de changer radicalement les orientations et les actions sur le terrain.

Pour retrouver une eau potable de qualité et pouvoir nous baigner sur toutes nos plages, nous agirons avec tous : habitants, agriculteurs, Établissement Public d’Aménagement de la Baie (EPAB), services de l’État, communes et inter-communauté. L’enjeu majeur de notre engagement sera de porter auprès de tous nos interlocuteurs la voix d’une politique ferme et volontariste représentative de cette urgence vitale.

Nous appuierons, confirmerons, et nous nous engagerons sur le plan algues vertes en cours, par une ambitieuse concertation avec les autres communes du bassin versant, les agriculteurs, et l’EPAB. Nous démontrerons que les mesures prises pour respecter les valeurs réglementaires permettent d’atteindre durablement l’objectif de restauration de la qualité bactériologique des eaux sur la plage du Ris.

Par un accompagnement technique et financier, nous veillerons à :

  • établir un dialogue permanent et respectueux avec les acteurs agricoles de notre territoire
  • reboiser massivement la vallée du Ris et les zones de captage, les périmètres de protection de la ressource, les espaces agricoles en friche, pour stopper les pollutions de l’eau et préserver sa qualité
  • replanter des haies et reformer des talus pour ralentir l’érosion des sols et l’écoulement trop rapide des eaux
  • préserver des bandes enherbées tout au long des cours d’eau du Ris et de ses affluents, mais aussi du Stalas, du Pénity, et du Moulin de Pont Toullec à Pouldavid
  • interdire l’abreuvement direct du bétail dans les cours d’eau des bassins versants de la baie
  • inciter et accompagner les agriculteurs de tout le bassin versant à mettre en œuvre des pratiques agroécologiques respectueuses de l’environnement pour réamorcer la décroissance des taux de nitrates (désherbage mécanique, assolement et rotation de cultures diversifiées, maintien d’une couverture végétale permanente des parcelles, protection des cultures par la lutte biologique, insecticides ou fongicides naturels en dernier recours …)
  • sécuriser à 100%, l’assainissement collectif et individuel
  • améliorer la signalisation et l’information sur les risques d’inhalation de gaz toxiques (hydrogène sulfuré H2S) et le danger de mort existant dus aux algues vertes échouées sur les plages

Nous intercalerons une zone tampon entre Kératry et la plage du Ris en rétablissant le cours de la rivière dans son étalement d’origine. La zone humide ainsi créée, plantée de saules, exploitable en paillage ou en plaquettes bois énergie, servira de piège à nitrates. En ralentissant l’écoulement des eaux, elle permettra l’auto-désinfection de la rivière. Une zone de biodiversité en écran protecteur de la baie. Mais au-delà des constats de contaminations diverses impactant la plage du Ris, il existe également de grandes fragilités sur nos plages urbaines et en particulier sur l’une des plus symbolique, la plage des Sables-Blancs qui peut ponctuellement être souillée par des pollutions issues de dysfonctionnement du réseau d’assainissement collectif.

L’origine de ces dysfonctionnements est également connue de longue date. Ils peuvent survenir lors des vidanges d’eau de mer de la piscine de la thalasso de loisir implantée en bordure de plage. Au cours de ces épisodes, les réseaux d’assainissement et postes de relevage peuvent être saturés et générer des débordements d’eaux usées contaminées sur la plage.

Les installations de cet établissement ne sont pas conformes à la réglementation et le rejet d’eau de mer dans le système d’assainissement est toxique pour le traitement biologique de la station d’épuration de Poulic-an-Aod. Dans ces circonstances la station d’épuration peut mettre plusieurs jours à retrouver sa pleine efficacité avec un risque sur la qualité de ses rejets en baie.

La mise en conformité de l’établissement de thalasso de loisir est impérative avant l’été 2020, nous y veillerons.

Pour la protection sanitaire des habitants et de nos visiteurs, pour la préservation des milieux aquatiques et de la biodiversité, nous aurons le courage politique et la responsabilité de mener toutes les actions nécessaires à l’intérêt général.

Si certaines mesures avaient été prises plus tôt pour retrouver durablement la qualité bactériologique des eaux de la plage du Ris, nous n’en serions pas là…

Pour comprendre et aller plus loin, voici un extrait du rapport de LABOCEA disponible sur le site internet de la Mairie de Douarnenez qui indique clairement l’origine des pollutions du RIS (cf ci-dessous le lien de téléchargement) :

” […] Le recours à des marqueurs Bacteroidales pour diagnostiquer l’origine humaine ou animale des contaminations d’origine fécale dans la rivière du Névet comme dans la zone de baignade a montré que l’origine bovine était prédominante. Les calculs effectués en utilisant les données de cheptel bovin à l’échelle du bassin versant ont d’ailleurs confirmé que la seule activité de pâturage pouvait rendre compte à elle-seule des concentrations en bactéries d’origine fécale mesurées dans le réseau hydrographique. Il ne s’agit pas d’un cas isolé dans le Finistère. Plusieurs autres plages caractérisées comme celle du Ris par des conditions hydrodynamiques confinées et réceptacles de rivières de grande dimension drainant des bassins à forte densité d’élevages bovins connaissent des épisodes de dégradation de leur qualité toujours très marqués par temps de pluie. […] “

https://www.mairie-douarnenez.fr/recherche/anciennete-croissante.html?searchphrase=all&searchword=labocea

Transports

Pour transformer notre système urbain organisé pour la voiture, et vivre dans une ville bas carbone, nous souhaitons :

  • instaurer la gratuité des transports en commun et améliorer les dessertes pour ne pas laisser des habitant.e.s isolé.e.s
  • avoir un élu communautaire responsable du domaine “voirie, piétons, poussettes & vélos”
  • adopter un plan vélo et circulation douce dès le début du mandat avec l’association Penn Rustin’ et les Douarnenistes intéressé.e.s
  • proposer ou favoriser l’émergence d’ateliers participatifs d’entretien ou de réparation de vélos
  • nous assurer de l’apprentissage du vélo pour tous les enfants de 11 ans, comme le préconise le programme gouvernemental d’avril 2019 “Savoir rouler à vélo”,
  • favoriser la mise en place d’un “pédibus” pour permettre aux enfants de venir à pieds à l’école en toute sécurité
  • explorer la piste du transport à cheval, notamment pour le transport scolaire et le ramassage des déchets
  • désengorger le centre-ville et le quai de l’Yser les jours de marché. En période estivale, délimiter des espaces de stationnement aux entrées de la ville desservis par et une navette gratuite.

Énergies

Parce que la question énergétique est cruciale dans la lutte contre le changement climatique, nous devrons réinventer ensemble une ville plus sobre énergétiquement. Cette vision se retrouve dans tous les aspects de notre politique communale :

  • favoriser la polyculture locale pour nous alimenter, c’est se passer du transport international de marchandises par cargo, avion et camion : c’est diminuer notre dépendance au pétrole.
  • garantir un système optimal de transports en commun, gratuit à l’usage, aux horaires adaptés, desservant tous les quartiers, c’est permettre de se passer de la voiture en ville, c’est diminuer notre dépendance au pétrole
  • repenser la voirie pour permettre un usage serein du vélo par tou.te.s et partout, c’est diminuer notre dépendance au pétrole
  • assurer une liaison en car régulière avec les villes voisines, en partenariat avec la région, notamment pour les trajets domicile-travail, c’est se passer de la voiture, c’est réduire considérablement le recours au pétrole
  • reboiser, lutter contre l’étalement urbain et la bétonisation des sols, c’est commencer à remettre le CO2 dans la biomasse et ainsi engager la compensation des usages incompressibles du pétrole
  • encourager l’isolation thermique des bâtiments publics et de nos habitations ainsi que le remplacement des chaudières au fioul, c’est diminuer notre dépendance au pétrole
  • développer l’économie circulaire, le réemploi, la réparation, c’est économiser l’énergie nécessaire à la production de biens manufacturés, c’est lutter contre le transport de marchandises, c’est diminuer notre dépendance au pétrole

Parce que même les énergies “non-carbonées” ont un impact environnemental, nous devrons être vigilants dans les choix que nous ferons : la fabrication d’un panneau photo-voltaïque en Chine nécessite beaucoup d’énergie provenant de centrales à charbon fortement émissives de C02 ; même s’il sert à capter une énergie renouvelable, ce panneau solaire a une empreinte carbone énorme due au rejet de gaz à effet de serre qu’il aura causé et qu’il causera pour être recyclé. Pour un vrai scénario de transition énergétique, la priorité est donc de réduire nos consommations tout en conservant un même degré de confort. Nous œuvrerons donc pour :

  • optimiser l’éclairage public, remplacer les ampoules par des LED, installer des capteurs de présence, pour dégager des économies substantielles mobilisables sur d’autres postes
  • éteindre des enseignes commerciales la nuit
  • réaliser un diagnostic général des consommations énergétiques du parc public et lancer un plan de réduction des consommations pour répondre à notre devoir d’exemplarité et de maîtrise de la dépense publique
  • encourager les opérations d’amélioration de l’habitat privé, sous l’angle énergétique notamment, en tenant compte de la qualité architecturale. Pour cela, nous renforcerons le travail de la communauté de communes en terme d’accompagnement des propriétaires dans les démarches financières pour la rénovation thermique des bâtiments.
  • Assurer un débat démocratique sur les orientations énergétiques de notre ville au sein de la commission extra-municipale de veille écologique, où citoyen.ne.s, associations, élu.e.s arbitreront les décisions en fonction d’objectifs de réduction des émissions de carbone.

Déchets

Si le recyclage est désormais une pratique qui semble adoptée par une bonne partie d’entre nous, il n’en reste pas moins que de nombreux déchets se retrouvent encore dans la nature et que la récupération et le recyclage des déchets organiques reste à organiser. Pour préserver nos espaces de vie, améliorer notre gestion des déchets, et permettre à chacune et chacun d’agir, nous souhaitons:

  • limiter les déchets plastiques, notamment l’emballage et le suremballage, en multipliant les ateliers de sensibilisation au “zéro déchet”
  • réduire la production des déchets verts par une large information sur les variétés végétales à favoriser ou à déconseiller pour les haies par exemple, et sur la valorisation des coupes et tailles.
    mener des campagnes de civisme, notamment sur les mégots, dont la décomposition en mer comme en terre est extrêmement lente
  • collecter les biodéchets de la restauration publique et privée à des fins de fertilisation des sols communaux
  • installer plus de composteurs publics avec un objectif minimum par zone géographique pour s’assurer que l’offre soit suffisante
  • faire la promotion de l’eau du robinet pour diminuer les déchets plastiques en permettant aux Douarnenistes de réaliser des économies – car même avec une eau chère comme à Douarnenez, l’eau en bouteille reste 100 fois plus coûteuse que l’eau du robinet!
  • travailler avec la grande distribution pour réduire l’usage des emballages plastiques et proposer systématiquement, comme la loi l’impose, des conteneurs de recyclage à la sortie des magasins.
    limiter fortement l’affichage publicitaire en ville, qui constitue une incitation à la sur-consommation et donc aux émissions de CO2, arrêter la mise en place de mobilier urbain publicitaire
    établir un Règlement Local de la Publicité (RLP) et un Règlement Local de Publicité Intercommunal (RLPI) (information auprès de l’association Paysages de France).
  • créer une coopérative municipale de mutualisation et partage d’outillages pour les Douarnenistes, à l’image des CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole), pour réduire la production globale et optimiser l’usage de machines-outils qui ne servent généralement que très ponctuellement.
  • installer une ressourcerie, valoriser les zones de dépôt déjà existantes dans les déchetteries.
  • favoriser les actions plage-propre pour ramasser les déchets ramenés par les courants marins.
  • agir aussi à l’échelle de la Cornouaille, pour optimiser le traitement de nos déchets et tendre vers la suppression d’un incinérateur sur ce territoire.

Pouldavid : un quartier historique à réhabiliter

L’ancien port de Pouldavid a connu d’importants réaménagements au cours de son histoire récente : rétrécissement de la ria avec la construction du pont pour le chemin de fer (fin du 19ème siècle), remblaiements de l’ancien port etbusage des rivières pour y construire les HLM et la zone industrielle (années 1960). Pendant des décennies les activités industrielles, en particulier de conserverie, ont profondément impacté l’environnement de l’Anse de Pouldavid et de la Ria de Port-Rhu. Jusqu’à la fin des années 1990, les eaux usées des usines se déversaient sans traitement dans l’Anse. Près de deux tonnes de graisses animales et végétales souillaient quotidiennement les eaux de la Ria. La réalisation du barrage de mi-marée du Port-Musé e (années 1990) obligea les usiniers à pré-traiter leurs eaux usées et à se raccorder à la station d’épuration communale.

Ces réaménagement successifs ont eu d’importantes conséquences sur le patrimoine du quartier et pour son environnement. Depuis de nombreuses années, les habitants alertent sur l’envasement de l’anse, les odeurs d’hydrogène sulfuré, les pollutions et l’instabilité du sol et des HLM. Malgré le sentiment d’abandon, l’association Dahut nous montre la voie à suivre en préconisant la « cohabitation harmonieuse des habitants, des industriels et des entrepreneurs », pour repenser le quartier en terme de « sécurité, d’environnement et de patrimoine ». Bien qu’incomplètes, de nombreuses études ont déjà été menées et un aménagement du square Yves Caroff a été initié. Il ne s’agit pas de faire de fausses promesses ni de repartir à zéro. Il nous faudra nous appuyer sur certaines réussites tout en comblant d’importantes lacunes, pour le bien de tous les habitants et de l’écosystème local.

Photo : Dragages d’entretien de l’anse de Pouldavid et travaux de création d’un terre-plein a usage portuaire, Ville de Douarnenez/Idra ingénierie, 2016.

Face à l’urgence sanitaire et environnementale, nos différentes rencontres avec les habitants et associations environnementales nous ont conduit à lancer un programme à court et long terme. Sur le court terme, nous mettrons tous les acteurs concernés autour de la table pour faire le point sur les études déjà réalisées. En concertation avec les habitants et des associations environnementales, notre priorité sera de réaliser une étude précise de la toxicité des boues, jusqu’à aujourd’hui absente. Si les habitants le jugent nécessaire, cette étude pourra être abordée selon la démarche de la « science citoyenne », laquelle consiste à intégrer au maximum les habitants aux différentes phases de l’étude, depuis le prélèvement à l’analyse des résultats, afin qu’ils soient réellement acteurs du processus. Les habitants pourront également alerter lorsque des indices de pollution sont visibles dans l’anse. Nous ne pouvons en effet plus commettre les erreurs du passé. Nous nous intéresserons aussi aux problématiques de nuisances (gaz,odeurs) perçues par les habitants de la cité HLM de Pouldavid, en en recherchant l’origine et en proposant des solutions. Les études réalisées, coûteuses en argent et en énergie, ont connu d’importantes lacunes, démocratiques comme l’a pointé l’association Dahut face au manque de consultation de la population, mais aussi écologiques comme relevées par l’Autorité Environnementale et l’association Baie Douarnenez Environnement. Des premières mesures seront réalisées pour limiter l’envasement, la pollution et faciliter la circulation des eaux, en s’appuyant sur les études déjà réalisées : réintroduction de talus et limitation des pesticides en amont, réaménagement des buses d’eau de l’anse.

Sur le long terme, le désenvasement total pourra être envisagé, en fonction de la qualité des vases et des moyens financiers disponibles. Pour cela, nous mènerons une recherche active de financements extérieurs pour répondre aux attentes de la population. Ce désenvasement ne sera possible qu’après une étude hydrographique approfondie tenant compte de l’écosystème intégral de la ria, des risques de submersion, de la faune et de la flore (recensée notamment par l’association Bretagne Vivante) et de l’avis de l’Autorité Environnementale qui préconise de prendre en compte l’ensemble du bassin versant en amont. Ce projet doit s’inscrire dans un plan de réaménagement du quartier, dans la continuité de celui proposé en 2017, mais en le complétant par la prise en compte du sentiment d’abandon des habitants. Nous ferons tous ensemble de la localisation de Pouldavid, en entrée de ville, un atout : transport commun gratuit, réintroduction de services à la personne, zone de covoiturage, plan vélo, marché du soir, reconversion des friches industrielles, aménagement du square Yves Caroff (en collaboration notamment avec l’association Sardines Volantes).

 

Biodiversité

Parce que l’effondrement de nombreuses espèces menace l’ensemble du vivant (butineuses par exemple), nous devons plus que jamais préserver la biodiversité.

Comme on ne protège efficacement que ce que l’on connaît, nous travaillerons avec les naturalistes pour transmettre dès le plus jeune âge la connaissance du milieu dont nous sommes un élément parmi bien d’autres. Une de nos premières actions, sera le dépôt d’un Arrêté de Protection Biologique pour la salamandre du bois de Coataner.

Nous savons que certains territoires effectuent aussi des ABC Atlas Biologique Communal ou ABCI Atlas Biologique Communal et Intercommunal pour établir un recensement exhaustif de la faune et de la flore sur un territoire, et pour caractériser les espèces et les milieux à enjeux. C’est un énorme chantier qui demande du temps, du financement et des bénévoles pour lequel il faudrait associer la population et en priorité les enfants. Nous étudierons les moyens et les partenariats à mettre en place pour un tel projet sur notre territoire.

Nous serons également très vigilants en ce qui concerne l’abattage et le replantage des arbres ainsi que la suppression des talus.

De manière unanime, la communauté scientifique pointe du doigt l’utilisation massive des pesticides et certaines méthodes agricoles (notamment la suppression des talus, le labour, l’épandage de lisier) comme principales causes de la chute de la biodiversité notamment chez les insectes et les oiseaux.

Nous sommes bien conscients que la profession agricole est prise dans un étau entre d’un côté les donneurs d’ordre (agro-industrie, supermarchés, PAC) qui dirigent et imposent des prix toujours plus bas, une cadence toujours plus soutenue, et de l’autre, les consommateurs qui commencent à comprendre les aberrations de ce système et exigent le respect de la santé publique, du champ à l’assiette. Nous travaillerons en collaboration avec le monde agricole à la mise en application de pratiques qui existent déjà et qui font leurs preuves : passage à l’agroécologie (création d’emplois, augmentation des revenus, mieux-être au travail) et vente directe (restauration d’un lien social avec les consommateurs, baisse des prix et meilleure qualité).

Pour aller plus loin

La transition énergétique : enjeux universels, action locale

La « transition énergétique » désigne un processus par lequel on change les modes de production et de consommation de l’énergie.

Il y a deux très bonnes raisons d’entraîner ces changements :
1. le changement climatique
2. la diminution des ressources

Premier enjeu : le changement climatique

Les énergies utilisées massivement depuis la révolution industrielle (1850) sont très largement des énergies dites « fossiles » qui proviennent de la lente décomposition de matières organiques, comme les plancton (pour le pétrole) ou le bois (pour le charbon), et qui ont pour propriété d’émettre des gaz à effet de serre (GES) lorsqu’on les brûle pour faire fonctionner nos machines, principalement le fameux dioxyde de carbone (CO2).

Voici un tableau qui résume où nous en sommes actuellement au niveau mondial dans la consommation d’énergie. Les trois premières courbes représentent les énergies fossiles.

Consommation moyenne mondiale par personne et pour chaque type d’énergie

Ces gaz, en s’accumulant dans l’atmosphère augmentent l’effet de serre : ils retiennent plus la chaleur du soleil, ce qui a pour effet d’entraîner un réchauffement de la température moyenne de la Terre. Or, ce réchauffement aura des conséquences très graves qui peuvent rendre rapidement le monde inhabitable : incendies, montée des eaux, tempêtes, perte des récoltes agricoles, conflits pour l’accès aux ressources vitales, etc…
5C°, c’est l’écart de température qui nous sépare de la précédente ère glaciaire (une époque où l’on traversait la Manche à pieds secs puisque les océans étaient 120m plus bas qu’aujourd’hui) : il s’agit donc bien d’un monde complètement chamboulé qui s’annonce si la température mondiale augmente d’autant, comme elle en prend le chemin. Le premier enjeu est donc celui du réchauffement climatique et de la détérioration des conditions de vie.

Second enjeu : la diminution des ressources fossiles

Les énergies fossiles constituent un stock : elles ne se régénèrent pas d’elles-mêmes, et sont donc en quantité limitée. Aussi, très logiquement, plus on en consomme, et moins on en a en réserve…

Aspect général de la consommation au cours du temps d’une ressource non renouvelable

Les industries pétrolières estiment ainsi que l’on a déjà puisé la moitié du stock total de pétrole disponible, et qu’il devient de plus en plus coûteux d’extraire de nouveaux barils. Bien avant que le stock total soit épuisé, il ne sera donc plus intéressant économiquement et énergétiquement d’aller puiser davantage de pétrole : il faudra plus d’énergie pour forer un puits que ce qu’on pourra en tirer…

Indépendamment donc du réchauffement climatique, la sortie des énergies fossiles est inéluctable à moyen terme. L’utopie n’est pas de vouloir s’en passer, c’est de croire que nous pouvons encore longtemps compter dessus…

Ce sont ces deux enjeux globaux qui nous obligent à agir efficacement dans notre ville.

Que faire ?

Si ce constat fait désormais consensus, les moyens envisagés pour sortir des énergies fossiles font encore débat parmi les spécialistes.

Les « énergies renouvelables » sont, pour beaucoup de personnes, synonyme de transition énergétique. Contrairement aux énergies de stock, ce sont en effet des énergies tirées de flux permanents et gratuits : les photons du soleil, l’écoulement de l’eau, le mouvement des marées, la circulation de l’air.
Cependant, les moyens techniques dont on dispose actuellement pour tirer de ces flux véritablement renouvelables une énergie utilisable pour répondre à nos besoins et nos attentes, dépendent eux de ressources limitées : des « métaux rares » pour les composants électroniques, les panneaux photo-voltaïques, les éoliennes, et surtout les systèmes de stockage qui y sont associés (batteries).
Puisque le débat n’est pas tranché, il nous appartient de le faire vivre au sein de nos institutions démocratiques comme notre future Commission extra-municipale de veille écologique. Beaucoup de solutions innovantes émergent qui passent par le réemploi de matières déjà existantes en nombre, à nous de nous réunir pour opérer ensemble les choix les plus éclairés !
Avant tout : réduire la voilure !

Voici à quoi nous utilisons le pétrole en France, ce qui nous donne aussi une idée sur ce à quoi s’attaquer en priorité.

C’est donc avant tout sur les transports qu’il faut intervenir, puis sur le chauffage des bâtiments publics et privés (le « résidentiel-tertiaire »), là où les dépenses sont plus importantes.

On peut y parvenir en changeant nos usages, en faisant évoluer nos d’habitudes, c’est à dire en pesant sur les systèmes qui les contraignent. La responsabilité n’est pas individuelle, le changement dépend de véritables stratégies d’ensemble, et donc de volonté politique de transformation.

Il serait absurde de pointer la voiture sans proposer en contrepartie un service gratuit et pratique de transports en commun, un plan vélo, des liaisons inter-urbaines aux horaires adaptés,

Il serait absurde d’accuser le transport mondialisé de notre nourriture et le suremballage plastique sans renouer avec une polyculture locale et une distribution de proximité,

Il serait absurde de dénoncer les passoires thermiques sans accompagner les propriétaires dans leur recherche de financements, et sans isoler exemplairement les bâtiments municipaux

Ce sont tous ces éléments ambitieux de notre programme qui constituent notre transition énergétique.

 

 

Nos réponses aux questions des collectifs locaux et associations locales

Sollicitation du collectif Bro Douarnenez pour le climat

Monsieur Tupin,
Cet automne, dans la continuité du mouvement des marches pour le climat, un collectif de citoyens a travaillé sur le pays de Douarnenez dans le but d’interpeller les candidats aux élections municipales sur leur (future) responsabilité dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous envoyer l’appel de Bro Douarnenez pour le climat. Celui-ci est assorti de 80 propositions concrètes pour réduire l’impact carbone de notre territoire, ainsi que des noms des 416 citoyens habitant Douarnenez, Kerlaz, Poullan, Le Juch et Pouldergat qui portent cet appel.
Auriez-vous l’amabilité de vous positionner par écrit sur cet appel, et de répondre aux trois questions ci-dessous, avant le 20 février ?
Dans le cas où votre liste serait placée en tête de la municipalité et de la communauté de communes :
– Mettrez-vous en place un plan climat air énergie territorial au plus tard 6 mois après le début de votre mandat ?
– Associerez-vous les citoyens du territoire à l’élaboration, à la mise en place et à l’évaluation, des actions mises en place en faveur du climat ? Si oui, de quelle manière ?
– Quelles actions concrètes en faveur du climat comptez-vous mettre en place dans votre commune et défendre à la communauté de communes dans les 6 ans à venir ?
Nous rendrons publiques les réponses écrites des différentes listes candidates entre le 20 et le 29 février 2020.
Quelle que soit l’issue des élections, sachez que, si vous mettez en place un plan climat à l’échelle de la municipalité ou de l’intercommunalité, vous pourrez compter sur notre soutien pour la réalisation concrète des actions. Nous mobiliserons au mieux notre réseau pour trouver les bras nécessaires à faire avancer le grand chantier de la transition écologique.
Si vous souhaitiez nous rencontrer avant le 20 février, c’est avec plaisir que nous nous rendrons disponibles pour venir échanger avec vous.
Ce même courrier est envoyé ce jour à toutes les têtes de liste déjà déclarées des cinq communes de Douarnenez Communauté.
Bien cordialement,
Gant hor gwellañ soñjoù, Martine, Gwendal, Katell, Flore, Jean, Solenn, Nicole, Violaine, Chris, Sophie, pour le collectif Bro Douarnenez pour le climat.

Réponse au collectif Bro Douarnenez pour le climat

Mettrez-vous en place un plan climat air énergie territorial au plus tard 6 mois après le début de votre mandat ?
Il y a un an, au début de notre travail de rassemblement autour des valeurs de gauche pour les municipales de 2020, nous avons pris dès la première réunion, l’engagement que chacune de nos décisions pour Douarnenez devrait être compatible avec une politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et de lutte contre le réchauffement climatique et l’adaptation à ses impacts divers, nous avons nommé cet engagement, notre fil vert.
La mise en place d’un PCAET s’inscrit directement dans cette démarche, et nous porterons cet objectif au sein de la communauté de communes dès le début de notre mandature. Nous nous engageons à consulter la population et les acteurs locaux dans la durée afin d’établir un diagnostic territorial, première étape de la mise en place d’un PCAET.
Nous savons qu’en date du 16 octobre 2019, une délibération a été prise par la communauté de communes du pays de Douarnenez pour initier cette démarche (voir annexe en fin de document), nous nous inscrirons donc dans la continuité de cette délibération.

Associerez-vous les citoyens du territoire à l’élaboration, à la mise en place et à l’évaluation, des actions mises en place en faveur du climat ? Si oui, de quelle manière ?
Le deuxième engagement pris il y a un an après le fil vert, est de s’assurer que chacune des décisions municipales devrait être le résultat d’un travail de concertation avec les citoyenn·e·s. Nous travaillerons pour faire revivre la démocratie dans notre ville et impliquer les habitant.e.s à l’élaboration de la politique municipale. C’est notre fil rouge.
Nous mettrons donc en place une commission extra-municipale composée de citoyen.ne.s, d’élu.e.s, de chefs d’entreprises, d’associations, cette commission veillera aux bonnes orientations de la politique écologique de la ville.

Quelles actions concrètes en faveur du climat comptez-vous mettre en place dans votre commune et défendre à la communauté de communes dans les 6 ans à venir ?
-Nous favoriserons l’installation de maraîchers afin d’augmenter l’offre en bio de la cantine centrale dans un premier temps, pour initier l’autonomie alimentaire de l’Ouest Cornouaille.
-Nous augmenterons l’offre de repas végétariens à la cuisine centrale, pour sensibiliser à l’impact de la production de viande sur le climat.
-Nous travaillerons avec les agriculteurs pour restaurer la qualité des eaux du Ris et retrouver une eau potable de qualité.
-Nous reboiserons la ville avec des espèces locales et comestibles.
-Nous aiderons les agriculteurs à recréer des talus et limiter l’érosion des sols.
-Nous instaurerons la gratuité des transports en communs pour limiter l’usage de la voiture individuelle pour les déplacements en ville.
-Nous mettrons en place un plan vélo, pour favoriser les mobilités douces.
-Nous optimiserons l’éclairage nocturne.
-Nous isolerons les bâtiments municipaux.
-Nous mettrons en place un système de valorisation des biodéchets.

Réponse rédigée par le groupe Urgence Climatique et Justice Sociale de la liste Douarnenez, Terre Citoyenne.

Lettre ouverte du collectif cornouaillais

Madame, Monsieur,
vous vous présentez aux suffrages des habitants de la Cornouaille que vous vous proposez de représenter dans l’action locale pour les 6 prochaines années,
Nous, collectif d’associations sans étiquette du bassin de Cornouaille, représentant une volonté citoyenne de voir appliquer sans délais une politique écologique effective, afin d’éclairer le choix des électeurs sur ces problématiques, vous demandons de vous positionner sur 15 des mesures proposées par le Pacte pour la Transition. Les réponses ou absences de réponses (contacts en bas de page), seront diffusées et publiables jusque dans la semaine précédant le scrutin.
Les thématiques retenues par le collectif sont volontairement ciblées sur les problématiques d’ordre environnemental et correspondent aux préoccupations portées par les associations signataires. Afin d’éclairer le vote des citoyens, nous vous demandons de préciser les projets locaux concrets, à réaliser dans votre mandature, correspondant à des mesures proposées par le Pacte pour la Transition.
Cette démarche est issue de la volonté de voir rapidement les nouvelles équipes élues s’emparer à bras-le-corps des urgences environnementales, à effet local bénéfique et visible, sans attendre les décisions tout aussi nécessaires au plan national ou international. Il s’agit notamment de qualité de vie, de santé publique, de préservation de la biodiversité, de reconquête des choix alimentaires en production et consommation.
Il n’est pas imaginable que ces enjeux soient relégués au rang d’accessoires dans les programmes électoraux locaux. Ils engagent l’avenir sanitaire de tous, sont porteurs pour la plupart de création d’emplois non délocalisables, recréent ou créent en partie du lien social et dans nombre de domaines favorisent le développement d’innovations techniques et sociales.
Autant d’éléments également clés pour l’avenir et l’attractivité de nos territoires, le futur de nos enfants et le bien être de tous.
Bien cordialement.
Pour le collectif

Les associations signataires :
Constatant que nous poursuivions des objectifs communs sur notre territoire, le collectif cornouaillais a été constitué pour donner une visibilité plus grande aux préoccupations environnementales. Les associations signataires sont les suivantes :
Eau et Rivières de Bretagne
Bretagne Vivante Concarneau Tregunc
AMAP de Concarneau
La Forêt Verte
Kerwat
Nous Voulons des Coquelicots
Actes en Cornouaille
Al’Terre Breizh
BDZE (Baie de Douarnenez Environnement)
Kernavelo
Collège consommateur de la Maison de l’Agriculture Bio du Finistère Bretagne Transition
zero waste Cornouaille
E-KÊR

Réponse au collectif cornouaillais

Bonjour,
Merci pour votre sollicitation,
Il y a un an, au début de notre travail de rassemblement autour des valeurs de gauche pour les municipales de 2020, nous avons pris dès la première réunion cet engagement que chacune de nos décisions pour Douarnenez devrait être compatible avec une politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de lutte contre le réchauffement climatique et d’adaptation à ses impacts divers, et de protection de la biodiversité. Nous avons nommé cet engagement notre “fil vert”.
Depuis le mois d’octobre, nous avons réuni une équipe allant jusqu’à une quinzaine de personnes pour prendre à bras le corps les problématiques écologiques, en faire un état des lieux, et inventorier les actions concrètes que nous voulions mettre en œuvre une fois élu·e·s à court, moyen et long terme et envisager leur financement. En décembre, nous avons décidé de renommer notre groupe de travail, “Urgence Climatique et Justice Sociale”, qui nous semblait en accord avec la réalité environnementale et sociale.
Le nom de notre liste “Douarnenez Terre Citoyenne”, reprend cette idée de redonner sa place à la terre en tant qu’élément nourricier indispensable à notre vie. Notre démarche est en outre “citoyenne” car nous savons que c’est avec les habitant·e·s, les associations et les collectifs de tout le territoire que nous réussirons à mettre en œuvre cette politique impérative d’actions pour la préservation du vivant.
Du mois d’octobre au mois de décembre nous avons donc effectué des recherches sur les initiatives et idées d’actions que nous pourrions mettre en place, et nous sommes notamment inspirés du “Pacte Pour La Transition” pour étayer nos propositions de précédents qui ont d’ores et déjà fait leurs preuves.
Depuis le mois de janvier, nous allons à la rencontre d’associations environnementales locales et d’acteurs du territoire qui agissent pour ou avec la nature, afin d’être le plus juste dans nos propositions et de s’assurer qu’elles seront réalisables au cours de notre mandat.
Voici comment nous nous sommes emparés du Pacte précité pour donner dans notre programme des applications locales à ses mesures.

29. Créer une commission extra-municipale du temps long pour représenter les intérêts de la nature et des générations futures, et s’assurer de l’adéquation des grands projets des communes et de leurs groupements avec les enjeux écologiques, sociaux, climatiques de moyen et long terme.
Une de nos premières actions, sera de mettre en place une commission extra-municipale composée d’habitant.e.s, d’élu.e.s, de représentant.e.s d’associations et d’entreprises, cette commission sera garante du respect de nos engagements électoraux en matières de lutte pour le climat et la vie sur terre. Elle est directement inspirée de la 29e mesure du Pacte pour la transition.

14. Renforcer l’offre, l’accès et l’attractivité de transports en commun sur le territoire.
Une des mesures phares de notre programme, est la mise en gratuité des transports en commun afin d’encourager les douarnenistes à moins prendre la voiture pour les déplacements inter-urbain.
Nous souhaitons également travailler avec la région pour assurer une meilleure desserte des territoires, en augmentant la fréquence des cars entre Quimper et Douarnenez et en créant des liaisons directes avec Chateaulin, Pont L’Abbé et le Cap-Sizun. Nous accompagnerons les initiatives de partage de voiture, et celles de partage de trajets comme le covoiturage ou l’autostop organisé avec rézopouce. Nous favoriserons d’une manière générale la multi- modalité pour répondre aux besoins des habitants du territoire.

15. Donner la priorité aux mobilités actives (marche, vélo) dans l’espace public.
Douarnenez a la chance de compter une association qui travaille depuis plusieurs années à la promotion du vélo et des mobilités douces en ville. Nous souhaitons travailler de concert avec l’association Penn Rustin’ pour mettre en place un code de la rue qui donne une part plus importante aux piétons et aux vélos dans la ville par rapport aux voitures.
Douarnenez Communauté s’est dotée par ailleurs d’un schéma vélo qui, en s’articulant avec celui de l’Ouest Cornouaille, est un outil pertinent pour favoriser les déplacements quotidiens à vélo.

16. Limiter la place des véhicules les plus polluants et des voitures individuelles en ville.
Nous n’avons pas ciblé particulièrement les véhicules les plus polluants, mais nous associerons la gratuité des transports en commun et la mise en place d’un code de la rue à la réduction d’espaces de stationnement pour les voitures individuelles en ville.

6. Préserver et mobiliser le foncier agricole et accompagner l’installation de nouveaux agriculteurs et agricultrices dans une logique paysanne.
Nous souhaitons mettre fin à l’artificialisation des sols et à la sauvegarde des terres agricoles. Pour cela nous envisageons d’acheter des terres pour faciliter l’installation de nouveaux maraîchers et maraîchères. Nous utiliserons notre droit de préemption notamment pour les terres situées dans le périmètre de captage d’eau.

5. Appuyer la structuration de filières paysannes, bio et locales, rémunératrices pour les agriculteurs et agricultrices.
L’aide à l’installation de nouveaux paysans à travers l’achat de terre par la commune s’accompagnera d’un travail en collaboration avec les structures d’accompagnement aux projets agricoles comme le CIVAM ou la MAB.

7. Proposer une alimentation biologique, moins carnée, locale et équitable dans la restauration collective.
Ce travail en collaboration avec le CIVAM et la MAB permettra notamment de planifier et d’organiser l’approvisionnement de la cuisine centrale en produits bio et locaux. Nous souhaitons également augmenter l’offre en repas végétariens et proposer un menu végétarien par jour.

3. Mener une politique de sobriété, d’efficacité énergétique et d’alimentation à 100% en énergie renouvelable et locale des bâtiments, véhicules communaux et éclairage public.
Nous nous engageons à isoler les bâtiments communaux, afin d’augmenter leur efficacité énergétique tout en dégageant des marges dans les dépenses publiques. De plus, nous optimiserons l’éclairage public nocturne.
Concernant les énergies renouvelables, nous n’avons pour l’instant pas d’idée arrêtée sur la question, notamment quant aux technologies requises, mais nous travaillerons pour trouver le mix énergétique le plus approprié pour notre approvisionnement en électricité. Pour les véhicules communaux nous avons une forte réserve quant à la voiture électrique et à l’impact des batteries au lithium sur l’environnement.

8. Préserver et développer les trames vertes (couvert végétal), bleues (cycles de l’eau) et noires (éclairage) pour redonner sa place au vivant sur le territoire.
Nous souhaitons mener une politique de reboisement d’espèces locales et nourricières en ville et encourager la population à entretenir des espaces de cultures partagés. Nous travaillerons en priorité à la protection des périmètres de captages d’eau notamment en y encourageant l’agriculture biologique. Et comme cité plus haut, nous limiterons (au maximum) l’éclairage nocturne pour limiter les nuisances lumineuses. De plus nous limiterons l’utilisation de panneaux publicitaires et soumettrons à la communauté de communes la mise en place d’un règlement local de publicité intercommunal.

10. Protéger la ressource en eau, en assurer une meilleure qualité et un accès garanti à toutes et tous, en la considérant comme un bien commun.
La préemption de terres sur les périmètres de captage d’eau, l’encouragement de l’agriculture biologique et la plantation d’arbres à ces endroits permettront d’assurer une meilleure qualité de l’eau. Nous réfléchirons également à une tarification sociale de l’eau pour y garantir un accès équitable à tou·te·s.

11. Mettre en œuvre une démarche territoire à énergie positive (ou plan climat) citoyenne ambitieuse, en réduisant au maximum les consommations d’énergie et en développant la production et la consommation d’énergie renouvelable notamment citoyenne.
Nous portons une attention particulière sur l’initiative des Centrales Villageoises de l’Ouest Cornouaille, en ayant une réserve quant à l’impact social et environnemental des panneaux photovoltaïques.
Nous ferons la promotion d’un guichet unique pour les aides à la rénovation thermique des logements, pour faciliter les démarches de recherches de subventions des personnes souhaitant isoler leur logement.

18. Impulser une démarche zéro déchet pour la collectivité et encourager les acteurs de l’économie développant la vente en vrac, le réemploi et la réparation, notamment via l’économie sociale et solidaire.
Les collectivités doivent être exemplaires : nous poursuivrons et développerons les actions en faveur du zéro déchet, du réemploi et de l’achat responsable au sein de la mairie et de la communauté de communes. Nous souhaitons mettre en place un système de collecte et de valorisation des biodéchets des restaurateurs et des particuliers. Nous voulons favoriser le réemploi, la réparation, et l’économie circulaire en travaillant à l’implantation d’une reçyclerie sur la commune. Nous voulons inverser les habitudes de consommation d’eau et redonner aux douarnenistes le goût de l’eau du robinet et ainsi limiter la pollution plastique. Nous souhaitons augmenter l’offre en composts publics pour diminuer le volume des déchets ménagers.

Nous ne nous sommes pas encore intéressés en profondeur aux thématiques des mesures 1, 12 et 13, et nous continuerons tout au long de notre mandature à œuvrer pour que notre politique soit à la hauteur de la menace climatique en étant vigilants à la mise en application de ces mesures qui ont notre faveur.
Pour cela nous comptons fortement sur une pression citoyenne de tous les instants comme véritable soutien et encouragement à l’action pour que nos demandes auprès des différentes instances, département, région, état, union européenne soient le reflet d’une volonté de changement d’une majorité de la population.
Enfin, conscients que les réponses aux crises sociales, environnementales et sanitaires ne pourront pas se faire qu’à l’échelle de notre ville ou de notre communauté de communes, c’est une large politique territoriale que nous souhaitons insuffler à l’échelle de l’ouest Cornouaille.

Réponse rédigée par le groupe Urgence Climatique et Justice Sociale de la liste Douarnenez, Terre Citoyenne.

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